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Dernière mise à jour:15/10/07

 

 

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Les principales dates de l’histoire de la RDR

31/12/1970 : beaucoup de soldats rentrent héroïnomanes de la guerre d’Indochine. C’est aussi la route de Indes et de la came pour les beatniks. Dans l’affolement général, une loi est votée le 31 décembre 1970. Cette loi va modeler tout le traitement de l’usage de drogue jusqu’à nos jours : elle fait de l’usager de drogue un délinquant (et c’est la prison), ou un malade qui doit se soigner (et c’est le sevrage).

1980 : Apparition de la maladie des 4H (Héroïnomanes, homosexuels, hémophiles, haïtiens), qui sera appelé plus tard SIDA. On s’aperçoit vite que c’est une maladie qui se transmet par le sang et que les héroïnomanes se contaminent en échangeant leurs seringues.

1987 : Jusqu’en 1987, les seringues n’étaient disponibles que sur ordonnance et donc pas accessibles. En 1987, Michèle Barzach, par décret, autorise la vente de seringues en pharmacie sans ordonnance. Mesure courageuse qui provoque un petit scandale politique !

1989 : la vente de seringue en pharmacie n’est pas suffisante pour enrayer l’épidémie VIH chez les injecteurs. Médecins du Monde ouvre alors à Paris, dans l’illégalité, le premier Programme d’Echange de Seringues.

1992 : ASUD, le premier groupe d’auto-support d’usagers de drogue en France qui ne revendique pas l’abstinence, se crée dans la colère de voir mourir leurs pairs du VIH.

1993 : Devant l’insuffisance du dispositif socio-sanitaire lié à l’usage de drogue, le collectif « Limiter la Casse » se crée. Ce collectif qui est à la fois un groupe de réflexion et de lobbying, définit la réduction des risques pour les usagers de drogue en France, selon 4 axes : accès au matériel de rdr et à l’information, accès aux soins, accès à la substitution, accès à la citoyenneté.

1994 : des programmes d’échange de seringues commencent à se développer dans les grandes villes, dans la semi-illégalité. Simone Weil officialise ces PES dans un décret.

1995 : des places de méthadones sont créées dans les CSST « Centre de Soin Spécialisés pour Toxicomanes ». C’est un premier pas vers l’accessibilité des traitements de substitution aux opiacés, sachant qu’en 1992, il y avait seulement 52 places de méthadone en France !
1995/6 : création des premières associations de réduction des risques en milieu techno (Techno Plus, Le Tipi, Keep Smiling…)

1996 : le Subutex, traitement de substitution aux opiacés, est mis sur le marché. Il peut être délivré par n’importe quel médecin généraliste : l’accessibilité au traitement de substitution est généralisée. C’est aussi l’arrivée des tri-thérapies contre le VIH, qui vont changer la vie des personnes atteintes par ce virus.

1998 : Le collectif « Limiter la Casse » s’est dissout. Pour lutter pour la préservation des acquis de la rdr, l’Association Française de Réduction des risques voit le jour.

2004 : par décret, la réduction des risques devient une politique nationale de santé publique.

2005 : décret de création des CAARUD (Centre d’Acceuil et d’Accompagnement à la réduction des risques pour les Usagers de Drogue). Les « boutiques » (structure de réduction des risques pour les personnes toxicomanes en précarité) vont devenir des établissements socio-sanitaire financés par la sécurité sociale. Y-a-t’il de la place pour le reste du dispositif (festif…)? Ainsi, l’ANPREF (Association Nationale de Prévention et de Réduction des Risques en Espace Festif) se crée pour défendre les oubliés de la Caarudisation…

 

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