Avertissements
Nul n'a besoin d'absorber des psychotropes pour faire la fête, délirer, entrer en transe sur la musique, planer, faire des expériences mystiques, aimer les autres, communiquer ou avoir envie de partager, appartenir à un groupe, ou pour garder le sourire...
Cette page vise à informer le plus objectivement possible des effets de l'Ecstasy. Son objectif est de prévenir l'usage, mais également de responsabiliser les usagers dans le but de prévenir les accidents (limiter les risques). En aucun cas elle n'a été conçue pour inciter à la consommation.
Le 4-MTA, c'est quoi ?
Nous avons malheureusement que très peu d'information à ce sujet.
Le principal danger réside visiblement dans le fait que cette molécule met du temps à faire effet. En revanche, des rapports d'usagers disent que les effets peuvent durer jusqu'à 12 heures (stimulation beaucoup plus légère que le speed, pas d'hallucinations, sensation de calme mais sans l'euphorie du MDMA).
Il n'y a pas de réaction au test du marquis (testing)
Les quelques personnes décédées avec ce produit n'ont visiblement pas attendu assez longtemps et ont gobé plusieurs cachets et mélangé avec d'autres cachets contenant de la MDMA et des amphétamines. Une dépression respiratoire peut aussi être provoquée en mélangeant le 4-MTA et des médicaments (comme le Prozac...).
Voici le texte d'alerte envoyé par l'OFDT (Office Français sur les Drogues et Toxicomanies) dans le cadre du projet SINTES :
Le 4-MTA (méthylthioamphétamine) est un dérivé des amphétamines aux propriétés sérotoninergiques prédominantes et à l'activité inhibitrice puissante de la monoamine oxydase (IMAO) ; les signes d'intoxication se traduisent par un syndrome sérotoninergique souvent sévère, parfois fatal.
Les manifestations cliniques sont une hypersudation, une hyperthermie, des troubles de l'équilibre, de la parole, des tremblements, des convulsions, un état de mal convulsif et de troubles respiratoires justifiant des traitements symptomatiques en urgence. Les patients en overdose ont un tableau clinique de détresse respiratoire aiguë nécessitant souvent une ventilation assistée.
Une hospitalisation est souhaitable du fait des effets retardés jusqu'à 24h après l'ingestion. Deux décès ont été répertoriés (Pays-Bas et Grand-Bretagne).
2 cachets jaunes analysés à Lyon (par Médecins du Monde et les Douanes), au début de l'année 2000, contenaient du 4-MTA.
Pour plus d'informations:
www.drogues.gouv.fr : site officiel de la MILDT
Infos sur la politique française de prévention et de lutte contre la toxicomanie, questions-réponses anonymes...
