
Avertissements
Nul n'a besoin d'absorber des psychotropes pour faire la fête, délirer,
entrer en transe sur la musique, planer, faire des expériences
mystiques, aimer les autres, communiquer ou avoir envie de partager,
appartenir à un groupe, ou pour garder le sourire...
Cette
page vise à informer le plus objectivement possible des effets de
l'Ecstasy. Son objectif est de prévenir l'usage, mais également de
responsabiliser les usagers dans le but de prévenir les accidents
(limiter les risques). En aucun cas elle n'a été conçue pour inciter à
la consommation.
MDMA-ECSTASY-
C KOI? A KOI CA RESSEMBLE?
L’appellation
Ecstasy désigne la molécule chimique MDMA (3-4,
MéthylèneDioxyMéthAmphétamine), drogue de synthèse c’est a la
fois un stimulant et un hallucinogène parfois classé sous le terme
« empathogène » (qui engendre l’empathie) ou
« entactogène » (qui engendre l’empathie et accroît la
capacité de contact avec les autres).
Noms utilisés : ecsta, tata, taz, xse, MD, X
Présentation : Ecstasy = en comprimés de taille, forme et couleur variable.
MDMA = en cristaux translucides rose à marron ,
en poudre de couleur claire (blanche à rosée) , ou en capsule
Mode de consommation : le plus souvent avalé (gobé) ou snifé (comprimé ou cristaux en poudre)
EFFETS RECHERCHES…
Quelque
soit le produit, les effets dépendent à la fois du produit (dose,
pureté…), de l’individu (de ses attentes, son accoutumance, sa
fréquence d’usage, son mode de consommation, ses caractéristiques
psychiques et physiques, …) et de l’environnement dans lequel se passe
la prise. (phrase type)
La MDMA provoque (entre autre) une
libération massive de sérotonine (un neurotransmetteur) dans le cerveau
qui va entraîner :
Une sensation d’euphorie,
Une levée des inhibitions,
Un sentiment d’empathie et un désir de communiquer
Parmi les autres effets liés à la consommation de MDMA :
Réduction des sensations de faim, de soif et de fatigue,
Augmentation de la confiance en soi,
Intensification des perceptions sensorielles,
Sentiment de sérénité et de bien être
Comme la plupart des substances psychoactives la prise d’ecstasy ou MDMA comprend trois phases :
La
montée : (snif : après 10 min, gobage : après 20 min à
2h) sentiment de flottement et légère désorientation (= perte de la
notion du temps), possible anxiété, modification de la perception de
l’environnement, augmentation de la température corporelle
Le plateau :
(snif ≈4H, gobage≈8h), sentiment de bien être, envie de
communiquer de bouger, aucun ressenti de la douleur, de la faim
ni de la fatigue
La descente : fatigue, crampes musculaires, sentiment dépressif, paranoïa, insomnie, irritabilité …
…LES EFFETS C’EST AUSSI
Au
niveau physique : augmentation du rythme cardiaque, de la pression
artérielle, de la température corporelle (hyperthermie),
déshydratation, tensions musculaires, dilatation des pupilles.
La
consommation d’MDMA, comme bon nombre de substances psychoactives, peut
provoquer une impuissance passagère ou freiner l’éjaculation. De même,
elle provoque un assèchement des muqueuses du vagin, une perturbation
du cycle menstruel (voir une possible disparition des règles) et une
altération de l’efficacité de la pilule contraceptive. ( !)
même en l’absence de règles il est possible de tomber enceinte.
Consommée
régulièrement la MDMA peut provoquer amaigrissement, un
affaiblissement, des insomnies, des troubles psychiatriques (angoisse,
confusion mentale, paranoïa...) et des états dépressifs graves.
La
consommation d’ecstasy / MDMA est fortement déconseillée aux personnes
présentant des troubles liés au cœur, aux reins, ainsi qu’aux personnes
asthmatiques ou souffrant de fatigue chronique, d’épilepsie, de diabète
ou de troubles psychologiques.
ACCOUTUMANCE ET DEPENDANCE
« Accoutumance = tolérance (physiologique au produit) + dépendance »
Tout
les produits psychoactifs peuvent engendrer des dépendances
phycologique et/ou physiques. Celles-ci sont dues notamment aux liens
complexes qui se tissent entre l’usager (ses attentes, ses manques, ses
désirs), le produit et le contexte de vie. Elle s’installe bien souvent
avant que l’usager ne s’en rendent compte.
La
tolérance à la MDMA est assez élevé, (une consommation régulière
obligera à augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets.
( !)Il
n’y a pas de dépendance physique avérée à la MDMA, mais la dépendance
psychique peut être assez forte (envie de consommer pour ressentir à
nouveau les effets).
L’accoutumance à la MDMA est réelle.
SURDOSE/OVERDOSE
Def :
Intoxication qui peut survenir à la suite d’une consommation excessive
du produit ou à la présence d’un produit de coupe particulièrement
toxique pouvant aller jusqu’à l’arrêt des fonctions vitales de
l’organisme.
Il n’y a pas de risque d’overdose avéré avec la prise de MDMA seule.
Cependant,
consommée en quantité trop importante (au delà de 100 à 150 mg)
l’organisme est en surdose. L’individu ressent alors des effets
désagréables (maux de tête, nausées, bad trip).
Il existe
néanmoins des risques d’accident (cérébro-vasculaires ou
cardiovasculaires) associé à l’ecstasy du fait des phénomènes de
déshydrations et d’hyperthermie qu’elle induit. La MDMA est toxique
pour le foie.
Le plus souvent la MDMA est coupée
avec des produit divers dont on ne connaît à l’avance ni la toxicité ni
les effets psychotropes et qui peuvent, dans certain cas provoquer une
overdose.
POUR REDUIRE LES RISQUES :
Ne
prendre qu’une petite quantité de produit afin d’éviter les surdoses ou
les désagréments liés aux produits lui-même ou aux coupes présentes.
Eviter
d’avoir l’estomac plein ou vide au moment de la prise (risques de
nausées). Le mieux étant de faire un repas énergétique quelques heures
avant.
En cas de doute sur l’efficacité d’un produit, toujours
espacer les prise de plusieurs heures (au moins 2h) avant de consommer
à nouveau.
Sous l’effet du produit, prévoir des temps de
repos pour éviter l’épuisement, et penser à boire régulièrement et en
petite quantité.
Les mélange avec d’autres produits
peuvent avoir des effets inattendus (voir drug mix). En association à
l’alcool, la MDMA est d’autant plus toxique pour le foie.
La
désinhibition induite par la prise de MDMA peut induire des prises de
risques. En cas de rapport sexuel seuls les capotes associées au gel
lubrifiant permettent de se protéger efficacement du VIH et des IST.
En
cas de « snif », utiliser du matériel propre et perso
(pas de partage de paille pour éviter les risques de contamination VIH
et Hépatites.)
Prévoir un temps de repos suffisant après la prise pour récupérer (→ descente souvent = déprime, épuisement).
RAPPEL A LA LOI :
En
France, l’usage et la détention de drogue sont interdits et
sévèrement punis par la loi (Les peines encourues pouvant aller jusqu’à
10 ans d’emprisonnement et 500 000€ d’amende.)
ENJEUX SOCIAUX :
L’interdit
légal génère des risques spécifiques En effet le prix de la cocaïne
fixé par les dealers est élevé, certains usagers parviennent a gérer
leur consommation, d’autre pour faire face au coût de cette
consommation commettent des délits. D’autre part, par le seul fait que
la consommation soit illégale le consommateur qui souhaiterait avoir
accès aux soins (autres que le sevrage ou la substitution) peut
rencontré des difficultés. Enfin les réaction de rejets de l’entourage
(familles, conjoints, ami-e-s, collègues, employeur…) peuvent provoquer
l’isolement social du consommateur. La répression de la consommation
empêche de plus un contrôle de la qualité de la cocaïne et des produits
de coupe qui peuvent représenter de réels dangers.
Pour plus d'informations:
www.drogues.gouv.fr : site officiel de la
MILDT
Infos sur la politique
française de prévention et de lutte contre la toxicomanie,
questions-réponses anonymes...
