
Avertissements
Nul n'a besoin d'absorber des psychotropes pour faire la fête, délirer,
entrer en transe sur la musique, planer, faire des expériences
mystiques, aimer les autres, communiquer ou avoir envie de partager,
appartenir à un groupe, ou pour garder le sourire...
Cette
page vise à informer le plus objectivement possible des effets du LSD.
Son objectif est de prévenir l'usage, mais également de responsabiliser
les usagers dans le but de prévenir les accidents (limiter les
risques). En aucun cas elle n'a été conçue pour inciter à la
consommation.
LSD
C KOI? A KOI CA RESSEMBLE?
Le
LSD (ou acide lysergique diéthylamide) est un hallucinogène semi
synthétique (un des plus puissant connu de nos jours). Dérivé de
l’ergot de seigle il fut synthétisé en 1943 par le chercheur
Albert Hoffmann.
Noms utilisés : trip, acide, carton, buvard, goutte, peutri, micro pointe
Présentation :
liquide incolore et inodore, vendu le plus souvent sous forme de
carton ou de petite pierre à briquet (=micro-pointe) sur lesquels sont
déposée une goutte de LSD ou encore de gélatine
Mode de consommation : par voie orale ou plus rarement cutanée ou oculaire.
EFFETS RECHERCHES…
Quelque
soit la substance consommée (et cela est d’autant plus vrai pour les
hallucinogènes), les effets dépendent à la fois du produit (dose,
pureté…), de l’individu (fréquence d’usage, mode de consommation,
caractéristiques psychiques et physiques, de ses attentes, son
accoutumance …) et de l’environnement.
Les effets du
LSD sont difficilement prévisibles et extrêmement variables. Son
pouvoir hallucinogène très puissant peut conduire à différents états
modifiés de conscience (agréable comme traumatisant) . On parle de
« voyage » car c’est une expérience longue (8 à 12h) et
intense. Il provoque notamment :
Hallucinations visuelles, auditives
Modification
des perceptions sensorielles : Distorsion des perceptions de
l’espace et du temps, des distances et des perspectives et
possible mélange des sens (ex : les couleurs se transforment en
sons et les sons en saveurs)
Perte de contact avec la réalité et dépersonnalisation (perte de son identité, de la réalité de son corps)
Amplification et changement d’humeur possible (joie immense ou peur panique).
Sentiment d’harmonie avec la nature, empathie avec les personnes environnantes…
Au
niveau physique : ↗ de la tension artérielle et du rythme
cardiaque, dilatation des pupilles, possible faiblesse musculaire,
tremblements, nausées, frissons et hyperventilation
(N.B : Contrairement à d’autres substances le LSD est un produit très peu toxique pour l’organisme.)
…LES EFFETS C’EST AUSSI
Comme la plupart des substances psychoactives le voyage sous LSD comprend trois phases :
La
montée : 1er signes plutôt physiques (raideur dans la nuque, goût
métallique dans la bouche, sensation de chaleur irradiante … )
apparaissent ≈ 30 à 90 min après la prise, et mettent
environ 30 à 45 min a atteindre leur maximum
Le plateau : effets décrits précédemment peuvent durée de 2 à 5h
La
descente : disparition des effets après 8 à 12h. Fatigue,
persistance des sensations éprouvées au cours du voyage. Retour à la
« réalité » parfois difficile à gérer.
Pendant la prise :
Le
LSD à tendance à accentuer l’état psychique dans lequel on se trouve au
moment de la prise (le bien-être peut tourné à l’extase et la
déprime au désespoir) ! Il peut entraîner une résurgence
d’éléments passés ou conduire à revivre des émotions, conflits
anciens.
« BAD TRIP »
Etat
dominé par la peur (voir peur panique), confusion, sensation effrayante
de perte de contrôle ; l’environnement entier devient
angoissant.
Toute prise de LSD peut tourner au Bad-trip même chez des personnes initiées.
Conseil face à un bad trip : surtout ne pas laisser la personne
seule, garder son calme pour ne pas la paniquer d’avantage,, la mettre
au calme :un changement d’environnement peut être bénéfique ,lui
rappeler qu’elle est sous l’effet d’un drogue qui va se dissiper
, ne pas être oppressant , éviter de la contredire …
Risque à terme ou long terme :
( !)
Un voyage sous LSD peut être une expérience traumatique et /ou
entraîner des troubles psychologiques parfois graves, d’autant plus
lorsque ceux-ci sont latents.
« FLASH-BACK »
Ou
« retour de trip » =réminiscences des effets hallucinogènes
du produit alors que le sujet n’est plus sous l’influence de celui-ci.
Généralement brefs, ces « flash back » peuvent survenir chez
certains consommateurs, des jours, des mois voir des années après la
prise.
ACCOUTUMANCE ET DEPENDANCE
« Accoutumance = tolérance (physiologique au produit) +dépendance »
Tous
les produits psychoactifs peuvent engendrer des dépendances
psychologiques et/ou physiques. Celles-ci sont dues notamment aux liens
complexes qui se tissent entre l’usager (ses attentes, ses manques, ses
désirs), le produit et le contexte de vie.
Il existe un
phénomène de tolérance au LSD (=habituation du corps au produit d’où
diminution de l’intensité des effets). Et bien que le LSD ne crée
pas de dépendance physique, il y a cependant un risque de dépendance
psychologique chez les personnes ayant vécues des expériences très
positives sous l’effet du produit.
SURDOSE/OVERDOSE
Déf :
Intoxication qui peut survenir à la suite d’une consommation excessive
du produit ou à la présence d’un produit de coupe particulièrement
toxique pouvant aller jusqu’à l’arrêt des fonctions vitales de
l’organisme.
Il n’y a pas de risque d’overdose avec le LSD.
( !) En cas de surdosage les effets hallucinogènes du produit
peuvent être violents, ce qui crée un risque accidents
psychiatriques graves.
POUR REDUIRE LES RISQUES :
Le LSD est une drogue psychédélique puissante, pour éviter les bad trip mieux vaut :
Etre
en bonne condition physique et mentale (fatigue, déprime ou faiblesse
psychologique peuvent transformer le voyage en cauchemar !)
Choisir
un environnement favorable et agréable, être accompagné de gens de
confiance, de préférence de personnes expérimentées et si possible
d’une personne qui ne partagera pas le voyage pour éviter les accidents.
Ne
prendre qu’une petite quantité de produit , en cas de re-consommation
espacer les prise pour éviter la surdose(le LSD peut mettre jusqu’2h
pour déployer ces effets)
En cas de doute sur l’efficacité d’un
produit, toujours espacer les prises de plusieurs heures (au moins 2h)
avant de consommer à nouveau.
Eviter d’associer d’autres hallucinogènes (kétamine, cannabis, champi…)à la prise de LSD
Garder
en tête en cas d’anxiété que les effets désagréables ressentis sont
uniquement dûs au produit et finiront par se dissiper.
Pour tout le reste mieux vaut :
Autant que possible prévoir un temps de repos suffisant après la prise
pour récupérer (→ descente souvent = déprime, épuisement).
Eviter
les prises de LSD trop rapprochées dans le temps pour limiter les
risques de dépendance et de troubles psychologiques
( !) Mélanges LSD +autres produits = risques d’ effets non désirés.
Gare
aux chutes !!! Le LSD peut provoquer une forte
attirance pour les hauteurs (envie des grimper aux arbres, se pencher
aux fenêtres…)
De même l’environnement entier peut
représenter un danger dans des états altérés de conscience tel
que sous LSD. Rester vigilent, la proximité d’étendues d’eau, de
précipice, de feu … augmente considérablement les risques
d’accidents corporels.
La consommation de produits
psychoactifs entraîne une modification des perceptions, de l'attention,
de la concentration... Restez vigilant lorsque vous devez entreprendre
des activités à responsabilités surtout lorsqu'elles impliquent les
autres.
Fais tes choix, ne les impose pas aux autres !
La
consommation de LSD est déconseillée à toutes personnes
souffrant de troubles psychologiques, fatigue ou ayant des problèmes
médicaux
RAPPEL A LA LOI :
En France,
l’usage et la détention de drogue sont interdits et sévèrement
punis par la loi (Les peines encourues pouvant aller jusqu’à 10 ans
d’emprisonnement et 500 000€ d’amende.)
ENJEUX SOCIAUX :
L’interdit
légal génère des risques spécifiques En effet le prix de la cocaïne
fixé par les dealers est élevé, certains usagers parviennent a gérer
leur consommation, d’autre pour faire face au coût de cette
consommation commettent des délits. D’autre part, par le seul fait que
la consommation soit illégale le consommateur qui souhaiterait avoir
accès aux soins (autres que le sevrage ou la substitution) peut
rencontré des difficultés. Enfin les réaction de rejets de l’entourage
(familles, conjoints, ami-e-s, collègues, employeur…) peuvent provoquer
l’isolement social du consommateur. La répression de la consommation
empêche de plus un contrôle de la qualité de la cocaïne et des produits
de coupe qui peuvent représenter de réels dangers.
Pour plus d'informations:
www.drogues.gouv.fr : site officiel de la
MILDT
Infos sur la politique
française de prévention et de lutte contre la toxicomanie,
questions-réponses anonymes...
